SCARLEAN

Reviews

[CHRONIQUE] > W-Fenec Zine Posted : 18/02/2020

« C'est avec Ghost que Scarlean s'était révélé, et c'est encore avec des histoires de fantômes qu'ils nous reviennent. Si Soulmates signifie "âmes soeurs", on imagine aisément avec l'artwork que la frontière entre la vie et la mort les sépare. Les planches de Oui-Ja font passer des messages (tout est en feu), une incantation latine de sorcier médiéval invite à la confrontation, les textes laissent entrevoir une phrase peu amène envers l'humanité et les mots des chansons traitent souvent de la mort sans la craindre. Cette infernale introduction à leur univers ne donne pour autant pas forcément le ton car le combo sait se montrer plus doux et lorgner de temps à autre vers un rock musclé alors que le style d'ensemble reste un métal alternatif porté par l'expression de sentiments assez puissants. Le tout premier riff fleure bon le nu métal (ça sonne comme du Eths jusqu'à l'ajout de quelques arrangements qui donne à la partie instrumentale une couleur qui pourrait plaire aux fans des derniers KoRN), c'est le chant clair qui vient donner toute sa singularité (et une grande partie de l'intérêt) au groupe qui sait délier autant que hacher ses accords pour varier les ambiances. Autant d'armes qui leur permettent de nous embarquer dans leur monde mais aussi de nous en faire sortir quand ils décident d'inviter Anneke Van Giersbergen à reprendre le mélancolique tube "Wonderfull life" (écrit au départ par Black), la voix de l'ex-The Gathering transperce l'air, son écho grave et la tristesse des guitares font réfléchir au côté "merveilleux" de la vie et nous renvoient dans la tumulte des sensations façonnées par les Avignonnais. La beauté de cette reprise fait de l'album un must have, et même sans cette cover, l'opus mérite toute ton attention. »

Oli

WEBPAGE

[CHRONIQUE] > The Way of Steel Posted : 18/02/2020

« Le nouvel album de Scarlean est sorti en fin d’année 2019, et que dire ? C’est une bombe ! Équilibre entre énergie, lourdeur et mélodie, c’est cette harmonie qui fait toute leur puissance.

On commence l’opus avec Next to the maker, un morceau qui paraît agressif au début mais qui se révèle plutôt étrange, mystérieux grâce au calme de la voix. On retrouve la dureté lors des passages instrumentaux ce qui nous permet de remuer la tête un peu.

On continue avec Haters. Toujours avec cette lourdeur complétée par une mélodie lancinante, je dirais nostalgique. On change totalement de style avec une voix ainsi que des sons plus modernes, ce qui rend la chanson bien dynamique.

Wasting Time est le troisième titre de l’album. Surtout centré sur des rythmiques, la voix permet à toute la mélancolie de se dégager grâce à ses mélodies sur le morceau. Le passage instrumental au milieu le rend intrigant, l’ambiance est bien installée à ce stade.

Puis c’est Perfect Demon qui vient. Le calme après la tempête, vous vous souvenez de cette expression? Ce morceau l’illustre parfaitement. Après trois morceaux pleins de puissances, c’est le calme apaisant mais toujours accompagné de cette ambiance intrigante. Mais bien évidemment, méfiez-vous de l’eau qui dort, le titre prend en force au fur et à mesure.

On arrive à la fameuse chanson… Le cover de Wonderful Life! Un superbe featuring avec Anneke Van Giersbergen. Ce n’est pas une simple reprise, mais une véritable interprétation. Ils ont réussi à la reprendre tout en l’adaptant dans leur style, leur ambiance et leurs superbes harmonies vocales.

Treat Me Bad, quelle force! Je trouve qu’à l’inverse des précédentes, la voix fait plus preuve de puissance, de dureté et nous devons la mélodie aux instruments. On remarque aussi bien facilement la batterie qui depuis le début ne passe pas inaperçue.

Douceur au commencement, c’est le morceau You Will Never Know. La dynamique est assez marquée, on varie avec de la tendresse si je puis dire, et de la force, autant dans les changements de voix que dans les variations des sonorités.

Our World Will Surely Stop le cri d’appel. Une musique qui respire l’espoir, qui se contredit toute seule avec les riffs plutôt puissants mais mélodieux en contraste avec l'inquiétude des notes en fond, toutes douces, sur la fin du titre.

Le rythme ne nous échappe pas avec cette chanson, A Lie to Remember. Evidemment, Scarlean n’a pas oublié de mettre en avant la section rythmique souvent laissée au dernier plan. Nous pouvons nous régaler de ce mélange et de ces sons lancinants. Et petit retour guitare avec un solo final qui envoie.

Avant dernier morceau, Ego. On retrouve le côté bien saccadé de leur ambiance mais cette fois avec une certaine légèreté sur les couplets, autant dans la voix que dans la guitare. Mais ne croyez pas à une acoustique, le refrain est bien lourd et on a de quoi balancer la tête d’avant en arrière.

Et on finit l’opus avec The Smell of the Blood. Un morceau pour terminer, pour clôturer, il respire la fin mais promet des belles suites et de grandes choses. L’apparition de voix féminines apporte un plus à ce titre.

Scarlean a bien évolué, on le voit très bien mais ce n’est pas fini. Comme je le disais, ils promettent encore de grandes choses. En attendant ils ont bien ancré leur ambiance, une splendide force vocale qui est vraiment bien mise en valeur, un équilibre instrumental magistral, entre rythme et mélodie, lourdeur et légèreté, puissance et douceur. Juste bravo! »

WEBPAGE

[CHRONIQUE] > Aux portes du métal - 15/20 Posted : 17/02/2020

« Il y a des fois où le timing d’une review peut vous jouer un mauvais tour. C’est malheureusement un peu le cas pour cette chronique du second album de Scarlean, Soulmates. Les Avignonnais sortent pourtant là un LP de bonne facture, quatre ans après la sortie de Ghost, un album qui vient d’être réédité chez Mystyk prod. Beaucoup dans Soulmates relève de l’excellence, et peu du « peut mieux faire ». Mais voilà, cet album qui aurait pu recevoir une excellente note à une autre période, va être pénalisé par des éléments extérieurs liés à l’écoute récente d’albums exceptionnels. Le chroniqueur reste humain ; et malgré sa bonne volonté et son impartialité, il ne peut complètement s’extraire de ce qui l’entoure. Bon, assez de bla-bla, penchons-nous un peu plus sur cet album qui a été produit et commercialisé par l’intermédiaire du crowdfunding.

Le quintet de Scarlean a bien travaillé. Il a créé dix titres et s’est attaqué à une reprise pour laquelle il a bénéficié de la voix d’une invitée de prestige. Regroupés dans cet album, cela donne presque une heure d’immersion à l’auditeur. Peut-être un peu long, si je considère la petite lassitude d‘écoute que je ressens sur les deux ou trois derniers titres. Les influences ou les références sont perceptibles, sans être ultra visibles. Ainsi, si des touches de Pain of Salvation, Korn, Leprous ou encore Slipknot peuvent être ressenties, à aucun moment Scarlean ne tombe dans l’adoration ou la copie de ces groupes. Les musiciens font un excellent travail. Il faut notamment souligner la qualité de la partie rythmique, basse et batterie. Par exemple, si Olivier Jacquet et sa basse sont présents, ils ne prennent une position plus visible que pour apporter de la matière à certains titres. Même constat pour la batterie d’Eric Lebailly, qui a été convié pour les sessions d’enregistrement. Il reste donc suffisamment de place pour permettre à la voix d’Alexandre Soles et aux guitares de Geoffrey Vo Van Chieu et Michel Canavaggia de mener le groupe où ils le désirent. Je couperai Soulmates en deux phases assez distinctes. Une première partie plus metal qui va s’étendre jusqu’à Treat Me Bad, et une seconde partie rock alternatif qui va guider l’auditeur jusqu’au bout de l’album. Si j’ai beaucoup aimé la première partie (surtout si je mets la reprise Wonderful Life de côté), je reste un peu sur ma faim pour la seconde partie. Le trio de titres d’ouverture est d’excellente facture. Le très bon Next To The Makers, le puissant Haters et le plus haché et progressif, Wasting my Time permettent au groupe de montrer ses qualités et aux instruments d’envoyer du lourd. A la frontière du Nu Metal et du Metal alternatif, le trio scotche l’auditeur dans son fauteuil. Les morceaux sont imprégnés des atmosphères que peuvent produire les références des styles susnommés. Franchement, sur ces trois titres, Scarlean n’a rien à envier aux monstres US que sont Korn et Splipknot. C’est agressif, sombre et violent juste ce qu’il faut.

J’aime beaucoup Perfect Demon et son atmosphère noire, à la limite malsaine. Le titre a un groove et un rythme qui fait ressentir au mieux l’amour malsain qui est en son cœur. Il est également porté par les bonnes variations de voix d’Alexandre. Les influences sont ici, comme dans l’autre excellent titre Treat Me Bad, plus mélangées, avec de nettes touches du metal progressif scandinave de Pain of Salvation. Dix minutes pour se régaler, malheureusement (selon moi) entrecoupées par la reprise du hit des années 80, Wonderful Life. Le titre de Black trouve ici une seconde vie pas inintéressante, mais pas non plus pas révolutionnaire. Si la voix d’Anneke Van Giersbergen accompagne parfaitement celle d’Alexandre, je peine à trouver un réel intérêt à cette reprise, surtout quand je la compare à l’excellent Treat Me Bad qui la suit. Vraiment, cette première partie d’album a beaucoup pour elle.

Comme annoncé, plus haut la seconde partie de Soulmates sera plus rock alternatif. La suite des titres reste toutefois logique avec une approche rythmique assez similaire. L’empreinte metal va progressivement se diluer. Encore bien perceptible dans You’ll Never Know, elle va réduire encore dans le sombre Our world Will Surely Stop. Une sorte de migration entre PoS et Leprous. Ce changement n’est pas désagréable en soi ; mais il n’est que la phase initiale de ce qui va suivre. A Lie to Remember n’est pas pour moi. Pas mauvais en soi, je trouve que le titre montre les limites actuelles du groupe. Ego et son introduction que l'on dirait empruntée à The Fly de U2 est intéressant quoi qu’un peu trop aguicheur. The Smell of the Blood clôt l’album sur une relativement bonne note. Si le titre est pénalisé par sa position, il n’en demeure pas moins construit de manière intéressante, dans une approche prog qui sied assez bien au groupe.

Scarlean sort donc avec Soulmates un album qui confirme leur talent ainsi que leur progression. Il reste certes encore quelques failles dans l’armure du groupe, mais rien de grave si l’on considère que ceci n’est que leur deuxième album. Certainement un groupe à suivre et à voir sur scène s'il passe dans votre région. »

Dominique

WEBPAGE

[CHRONIQUE] > ALBUM DU MOIS/METAL II MARS Posted : 07/02/2020

« En décembre 2018, Scarlean faisait la couverture de Metal II Mars. Intitulé "Les maîtres du jeu", en raison de la mise en scène photographique de Mr. Cana, je dois dire que - quelques années plus tard - je ne m'étais pas trompé. En effet, même si le groupe n'est pas là pour jouer, le combo fait preuve avec ce nouvel album d'une incroyable maîtrise. Explications.

Sans maîtrise, la puissance n'est rien.

Après un Ghost sorti en 2016, déjà très abouti pour un premier album, Scarlean passe véritablement à la vitesse supérieure avec Soulmates. Après un changement de line-up avec les arrivées de Fabien (batterie) et Olivier (basse), le groupe a fait enregistrer la batterie par le Marseillais Eric Lebailly (Adagio). Cet excellent batteur, aussi bien réputé pour sa technique que pour sa sympathie, crée un duo impressionnant de groove avec Olivier. Il s'agit clairement là d'un des atouts majeurs de ce nouvel opus. Les compos d'Alexandre (chant) sont interprétées à la perfection alliant force et fêlure, douceur et urgence. Je le disais en introduction, le mot qui définit, pour moi, à merveille Soulmates est maîtrise. Les musiciens sont des techniciens hors pair, pas de doute à ce niveau-là, mais la technique ne fait pas tout. En effet, pour le non-musicien que je suis, la technique doit être un moyen et non une finalité ; et en cela, cet album m'a touché. Scarlean aurait pu jouer de manière plus véloce, plus technique, plus forte et Alex aurait pu chanter plus agressivement, mais à quoi bon ? Le titre "Haters" en est un parfait exemple, tout est dans la retenue, mais en proposant un habile mix de fragilité et de puissance. Sublime.

La Scarlean touch.

La base qualitative étant posée, ce sont les émotions qui prennent le dessus (encore une fois, grâce à l'interprétation totalement habitée d'Alex) et il est clair que Soulmates va vous en créer de toutes sortes. La désormais célèbre reprise de Black en featuring avec Anneke Van Giersbergen (The Gathering, Vuur) est un autre exemple du talent du combo, à savoir une patte Scarlean indéniable et reconnaissable même sur un tel hit. Et pour confirmer cela, le groupe a eu l'intelligence de positionner "Wonderful life" en cinquième position sur sa tracklist (et non en bonus), preuve que cette cover a été appropriée et assimilée à la perfection par le combo. Mais attention, la qualité de cet opus ne se résume par qu'à ce duo. Que ce soit le final émouvant de "Perfect demon", le groove de "Next to the makers", la hargne de "Treat me bad", la sensibilité subtile puis déchaînée de "You'll never know", l'intro Prodigyeuse de "Ego", la clôture mélancolique de "The smell of the blood", vous l'aurez compris, rien n'a été laissé au hasard et Scarlean propose ici une sorte d'exploration introspective très prenante.

Conclusion.

Mission accomplie pour Scarlean avec un Soulmates aussi riche musicalement qu'il l'est émotionnellement. S'agit-il là de la révélation de l'année ? Eh bien non, car ce serait vraiment trop réducteur pour un groupe aussi talentueux.

Fred Landercy

WEBPAGE

[CHRONIQUE] > Music Waves Posted : 06/02/2020

« Scarlean est une formation française qui commence à avoir une belle expérience. Après avoir sorti un premier album, le groupe a partagé la scène avec Mass Hysteria, Disconnected, Bukowski... Naviguant sur un metal alternatif en plein essor dans nos contrées, le combo est revenu avec une nouvelle production en fin d'année dernière intitulée "Soulmates".

Si le groupe met en avant sa collaboration avec Anneke Van Giersbergen pour la relecture de 'Wonderful Life' de Black, cela ne constitue surtout pas la principale attraction de ce nouvel album surprenant. La pochette qui fait presque penser au film 'Hellraiser' (sans les aiguilles) est d'emblée inquiétante et intrigante. Le premier titre confirme l'ambiance sombre générale de l'album. 'Next To The Makers' ouvre la voie à un album plus complexe qu'il n'y paraissait au départ grâce principalement aux arrangements très classieux. La force du groupe réside dans la conviction qu'il ne faut pas rester enfermé dans un style, mais au contraire en combiner plusieurs pour en devenir plus riche. Ainsi ce premier titre pioche dans le metal mais aussi dans le trip hop tout en tutoyant le black et la musique de film à la Burton (les claviers) pour donner un ensemble surprenant.

Si tout cela peut paraître disparate, le groupe rassure en ne cherchant pas absolument l'originalité pour l'originalité, mais en conservant à l'esprit l'aspect chanson des compositions. Scarlean est donc à la fois accessible et suffisamment aventureux pour offrir une certaine fraîcheur à un metal trop souvent sclérosé. Les couplets variés restent souvent accrocheurs comme dans le lisible 'Haters' pour ensuite être plus nerveux et obscurs, parfois presque hardcore ('Wasting My Time'). Les Français s'appuient surtout sur des refrains efficaces qui s'impriment facilement dans la mémoire ('The Smell Of The Blood', 'Our World Will Surely Stop').

Parlons de la relecture évoquée précédemment. Le jeu de la reprise est parfois un exercice d'équilibre précaire entre le respect de l’œuvre originale et l'appropriation personnelle qui risque de dénaturer la première version. Il n'y a en effet aucun intérêt de reprendre à la note près 'Wonderful Life' ou bien de le déstructurer quitte à envoyer valser la grande force émotionnelle de ce tube. Ici le constat est que Scarlean et Anneke s'en sortent avec les honneurs en noircissant le morceau avec l'apport de la juste puissance metallique, et une interprétation vocale duettiste qui n'en fait pas trop. La basse s'y veut vrombissante et les riffs de guitare restent tranchants sans trop être mis en avant.

Au casque, l'album prend encore plus d'envergure et de relief, laissant ainsi les arrangements venir à l'auditeur. Les pistes de chaque morceau sont nombreuses, notamment les claviers qui enrobent de leur noirceur 'A Lie To Remember' ou bien 'Treat Me Bad'. Le groupe possède une très belle maturité individuelle dans le chant puissant d'Alexandre qui livre une très belle prestation, les riffs de Geoffrey et Michel, la frappe précise d'Eric ou le groove de la basse d'Olivier. On sent ces individualités au diapason des compositions, proposant un bel équilibre entre chacun et non l'inverse.

A la fois moderne, frais mais sombre dans son ensemble, 'Soulmates' est un album varié et dans le même temps cohérent. Scarlean affiche une personnalité bien affirmée avec des influences bien digérées et intégrées au service de la recherche émotionnelle de chansons dans le sens noble du terme.

Calgepo

WEBPAGE

[CHRONIQUE] > AMONG THE LIVING Posted : 13/01/2020

« Un nouveau très bel effort de la scène française que ce Soulmates léché de SCARLEAN, deuxième opus attendu et qui ne décevra pas, bien au contraire !
Fort d’invités de marques comme Eric Lebailly à la batterie (ADAGIO, Louis Bertignac, Stuart Hamm) et de Anneke Van Giersbergen (THE GATHERING, DEVIN TOWNSEND PROJECT, VUUR…), la richesse de cet opus n’en demeure pas moins dans la qualité de ses musiciens et des compos livrées ici.
Evoluant dans un Néo/Rock fouillé et conceptuel s’approchant de celui de KORN ou encore de A PERFECT CIRCLE, SCARLEAN développe une identité propre et marquée avec un univers sombre et introspectif qui ne peut laisser indifférent. Difficile de résister à des titres comme Perfect Demon, par lequel on se laisse emmener dans les profondeurs acoustiques du groupe, ou encore cette étonnante reprise de Wonderful Life (Black) avec la participation sublime d’Anneke Van Giersbergen livrant un duo vocal du meilleur effet. Il faut aussi mettre en avant la qualité de la voix d’Alexandre Soles, capable d’additivité à un bon nombre d’environnements et passe un cap par rapport à Ghost, leur précèdent opus, déjà remarquable. Même constat pour la partie musicale, avec une paire de grateux très efficace, entre Geoffrey Vo Van Chieu et Michel Canavaggia il n’y a pas de place à l’approximatif. Soulmates est un album qui groove également, avec des titres comme You’ll Never Know, avec la basse ronflante d’Olivier Jacquet, ou encore avec Ego sur lequel SCARLEAN varie les plaisirs un peu à la façon de le faire de QUEENSRYCHE à l’époque bénie d’Operation Mindcrime. Au final Soulmates s’avère être un excellent album du genre et celui de la maturité pour SCARLEAN qui est maintenant armé pour jouer définitivement dans la cour des grands. Cerise sur le gâteau, la pochette est superbe. »

WEBPAGE

[CHRONIQUE] > UNITED ROCK NATION'S - 4.5/5 Posted : 11/01/2020

« Il y a des groupes qui tapent fort dès leur premier album et fatalement, vous attendez la suite avec impatience et l'intime conviction d'en prendre une nouvelle fois plein les oreilles le moment venu. Scarlean a impressionné avec « Ghost » en démontrant un réel talent d'écriture ainsi qu'une incroyable facilité à mélanger les genres, cette copie presque parfaite à fait naitre beaucoup d'espoirs qui se matérialisent avec « Soulmates », la nouvelle pépite offerte par les Avignonnais.
Notre scène a du talent, c'est indéniable. Surtout quand on écoute un groupe comme Scarlean qui n'hésite pas à sortir des sentiers battus pour créer sa musique. A l'instar de son petit frère, « Ghost », « Soulmates » est un album qui n'a pas de limites, qui ignore les barrières ou pire : les schémas imposés et la redondance. En 11 titres et presque 1 heure, Scarlean étale toute sa classe au travers de titres à l'esprit parfois Rock ('Our World Will Surely Stop'), parfois plus Metal, mais toujours plus intense dans l'émotion. « Soulmates » nous balade sur des rythmiques éthérées ('Perfect Demon'), des plans progressifs, des assauts maitrisés sans excès de violence mais avec beaucoup de punch ('Treat me bad') et surtout nous hypnotise par un chant (Dave Gahan serait-il l'une des influences ?) toujours juste qu'il soit clair ou plus ''agressif''. S'il fallait absolument coller une étiquette sur Scarlean se serait un véritable calvaire tant ce groupe intègre des influences diverses tout en les digérant pour leur donner une nouvelle sonorité, celle de Scarlean. Alors on pourra toujours citer Tool, Deftones, Pain of Salvation ou pourquoi pas Slipknot, à titre d'exemples mais sincèrement, Scarlean c'est bien plus que ça. C'est une alchimie entre musiciens, la somme de talents individuels mis au service d'une seule entité. Ce qui est certain par contre c'est que « Soulmates » possède un univers bien à lui, pas très gai il faut le reconnaitre, mais très spécial. Il se dégage de cet album autant d'ombre que de lumière, c'est aussi une de ses forces puisque du coup les émotions ressenties sont nombreuses, diverses, intenses, aucun morceau n'est superflu, l'ensemble est d'une cohérence incroyable. La cerise sur le gâteau, si on peut l'appeler ainsi est sans conteste cette fabuleuse reprise de 'Wonderful Life' avec en invitée Anneke Van Giersbergen (ex-The Gathering), une version à vous dresser les poils, vous serrer le cœur, tellement celle-ci est réussie. Scarlean prouve par cette occasion qu'il est également capable de revisiter un standard ''loin'' de son répertoire, sans le dénaturer tout en lui apportant sa touche. Absolument bluffant. Vous l'avez compris en lisant ces quelques lignes, Scarlean est encore monté d'un cran avec « Soulmates », ce groupe n'est pas seulement créatif et doué, il est stupéfiant. Seul l'avenir dira si les Avignonnais sont à l'aube d'une belle carrière, il ne suffit malheureusement pas uniquement d'être bon élève pour réussir, il faut aussi trouver son public, savoir enfoncer des portes et parfois avoir un peu de chance. En tout cas, Scarlean ne manque pas de talent, vous pouvez nous croire sur parole. ''Look at me standing here on my own again, up straight in the sunshine''.»

WEBPAGE

[CHRONIQUE] > MUSICGHOULS - 8/10 Posted : 05/01/2020

«Scarlean gründeten sich 2012 in Frankreich. Die Formation liefert Alternative-Metal mit Nu-Metal-Elementen. Bereits 2018 haben sie ihr Album „Ghost“ veröffentlicht; wir berichteten. Am 29. November schickten die Musiker nun ihr neues Werk „Soulmates“ ins Rennen. Der Silberling wurde mit 12 Tracks gespickt. Wie schon bei seinem Vorgänger merkt man im Gesang keine Spur, dass die Band aus Frankreich stammt.

Englischsprachige Texte sind hier an der Tagesordnung. Der Fünfer hat sich nur dieses Mal weibliche Unterstützung für ein paar Tracks geholt. So wurde das Cover von „Wonderful Life“ mit Anneke Van Giersbergen eingesungen.

Wir haben uns die CD mal vorgenommen und geschaut, was da so auf euch wartet.

Gleich zu Beginn merkt man, da hat sich was getan. Wo „Ghost“ doch Track für Track eher ähnlich klang, gibt es dieses Mal mehr Abwechslung auf die Ohren. Das Album ist in sich stimmig. Es ist etwas ruhiger und softer eingespielt, aber das kann sich hören lassen.

Soulmates startet mit der Midtempo-Nummer „Next To The Makers“, welche mit softem Sprachgesang aufgewertet wurde. Die Melodie ist angenehm und durch die guten Riffs mit einer eher sanften Schlagzeuguntermalung sehr gut anzuhören, dem Ganzen mischen sich sauber eingesungenen Lyrics zu.

Bei „Haters“ denkt man erst einmal, hmm, etwas träge, vielleicht auch bedrückend. Unaufdringlich und doch präsent. Die Tempiwechsel lassen einen immer wieder aufhören. Gerade der Mittelteil sticht deutlich heraus, wenn der Song kurz anzieht.

Gitarrenriffs und ruhiger Gesang leiten „Wasting My Time“ ein. Nach ein paar Sekunden wird der Track etwas rotziger, nur um dann wieder abzuflachen. Auch dieser Song ist eher langsam, aber nichtsdestotrotz präsent. Im Mittelpart und gen Ende wird noch mal mit Soundeffekten unterlegt, und das klingt, als käme es aus einer Spieluhr.

Eigentlich ist „Perfect Demon“ eine Rock-Ballade. Doch im letzten Drittel werden Gitarre und Schlagzeug präsenter und der softe Gesang wirkt deutlich kratziger.

„Wonderful Life feat. Anneke Van Giersberger“ ist gleich zweimal auf der CD vertreten. Der Song wirkt sehr bedrückend, düster und wurde mit weiblicher Unterstützung eingesungen. Anneke ist hier nicht so ganz tonsicher, immer wieder scheint da was zu entgleiten. Wir sind uns nicht sicher, ob dies vielleicht beabsichtigt war. Der Bass ist hier eine dominante Beigabe. In den zweistimmigen Passagen harmonieren die Stimmen aber ganz gut miteinander. Die zweite Version davon ist dann die Radio-Edition.

Schöne Schlagzeugsalven, abgehackte Riffs und scheppernder Bass, Nu-Metal-Beats fluten den Raum, „Tread Me Bad“ ist einer der härteren Tracks auf dem Album. Mit „You’ll Never Know“ wird es kurzweilig wieder softer, das gibt sich aber nach ein paar Tönen. Der Gesang steigt erstmal gefühlvoll ein, wird mit Verlauf des Tracks aber fordernder. Auch eher langsam kommt „Our World Will Surely Stop“ daher. Die Drums und Gitarrenriffs sorgen jedoch für genug Härte.

„A Lie To Remember“ kling irgendwie nach 30 Seconds to Mars. Es ist der erste Track, der an eine andere Band erinnert. Gute Melodie und angenehmer Gesang prasseln hier auf uns herein. Bei „Ego“ ballern dann wieder diese abgehackten Riffs aus den Boxen. Kraftvoll und doch mit einer gewissen Ruhe versehen, ist die Nummer gut anzuhören. Auch „The Smell Of The Blood“ ist eher Midtempo, als härteres Geprügel.

Fazit: Wer es gern etwas softer mag und trotzdem nicht auf Gitarrenriffs und Schlagzeugsalven verzichten möchte, ist hier richtig. Gesanglich ist das Werk ansprechend, es ist in sich stimmig und unaufdringlich. Wir vermissen leider das Highlight. Der einzige Song, der uns etwas nervig vorkam, war „Wonderful World“, was aber den schiefen Tönen geschuldet ist.»

Michaela Maurer

WEBPAGE

[CHRONIQUE] > No noise No good Webzine Posted : 04/01/2020

«Scarlean qui, années après années, crée son petit bonhomme de chemin à la force de leurs poignets et en consolidant les bases d’un style qui ne sonne peut-être pas original à la 1ere écoute mais qui renforce son identité bien plus qu’on ne pourrait le penser (et à partir du moment qu’on veuille bien se pencher sur son univers). Un univers relativement proche des groupes qui ne s’imposaient pas de limites (Tool), ne s’arrêtant pas à un style de musique avec 15x la même chanson tout le long d’un album (Faith no more) et en osant prendre ces ingrédients pour les mélanger au Néo Metal dans le son et la construction de la section rythmique, dans l’esprit typique de ce qui se faisait dans les 90’s (Deftones et Korn en tête). «Soulmates» sonne sombre, grave, préférant les compos groovy et les ambiances pesantes pour réussir à faire prendre la sauce. Les morceaux passent et un 1er constat se fait : Le groupe a bossé pour proposer des refrains qui restent en tête et ses chansons sont réfléchies, ce qui rend le tout cohérent, le titre «Perfect demon» en est le parfait exemple, et il suffit d’écouter le 1er titre «Next to the maker» pour se rendre compte que la section rythmique ne rigole pas (Cette basse slappée!!) et qu’en live, ça va tabasser comme pas! Certains titres comme «Next to the maker», «A lie to remember» ou «Ego»plaisent dès la 1ère écoute, d’autres vous demanderont peut-être de revenir dessus quelques fois pour vraiment les apprécier. Je conseille d’ailleurs de l’écouter au casque, pour bien rentrer et adhérer à l’univers de l’album. Je ne peux pas finir cette chronique sans parler de mon morceau coup de cœur «Wonderful life», qui est une reprise du groupe Black, et de son invité Deluxe : Anneke Van Giersbergen (Ex The Gathering et actuelle VuuR)! La voix des anges qui rencontre les instruments torturés et lourd du Diable!Vous l’aurez deviné, «Soulmates» est un album qui m’a plu, je ne peux que le recommander aux gens qui aiment la mélodie, la technicité mais aussi le groove et les passages efficaces et jumpant... Mais c’est aussi un album qui pourra vous demander un petit effort pour vraiment l’apprécier, et je ne doute pas que ceux qui feront l’effort de vraiment l’écouter l’apprécieront écoutes après écoutes»

Jp EvolutionZero

[CHRONIQUE] > Hard French Metal 9/10 Posted : 29/12/2019

« SCARLEAN nous met directement dans l’ambiance de son nouvel album intitulé “Soulmates”. Dès les premières notes du titre “Next to the mater” SCARLEAN nous embarque sans détour dans son univers! Un mélange de Korn et Marilyn Manson in your face! les influences Néo Metal, Post Rock et Metal progressif sont bien présentes dans les titres qui suivent. On sent bien le travail de recherche des musiciens d’une grande maturité tel un bon whisky tourbé de 20 ans d’âge ! Les riffs sont efficaces, bien structurés. La voix nous transporte avec aisance et fluidité dans cet univers planant que nous propose SCARLEAN. Soulmates est un album surprenant bien produit et recherché. SCARLEAN inscrit son nouvel album dans la modernité du genre et confirme bien tout le potentiel du groupe. »

WEBPAGE

[CHRONIQUE] > Nawak Posse Posted : 28/12/2019

«Deuxième album des sudistes de SCARLEAN, " Soulmates " est disponible depuis fin novembre 2019. Toujours adepte d'un néo rock/métal classieux et dynamique, le combo nous présente un style plus ouvert, plus varié sur cet opus que sur " Ghost " sorti en 2016. La première chose qui se remarque est l'attention portée au packaging (pochette, livret et intérieur du digipack) qui fait entrer le futur auditeur dans l'univers artistique de SCARLEAN. Basé sur l'Humain et ses sentiments, celui-ci est servi par le registre musical qui sied parfaitement à cette introspection progressive de par ses variations. Emmené par un chant multi-registres, toujours pertinent avec l'ambiance musicale générée par chaque titre, " Soulmates " s'avère un ensemble musical, conceptuellement abouti et remarquablement cohérent. Je défie quiconque de ne pas succomber au triptyque " Perfect demon "/ " Wonderful life "/ " Treat me bad " avec ses ambiances alambiquées et ses arrangements plus que judicieux et surtout incisifs. Ce deuxième album nous confirme la montée en puissance d'un groupe sur de son fait et ce à juste titre tant le rendu global de ce nouvel album s'avère monstrueux. Le véritable potentiel artistique du point du vue musical, s’il nécessite plusieurs écoutes pour se révéler entièrement, vaut amplement cet effort... Enfin la présence de Anneke Van Giersbergen (ai-je besoin de la présenter ?!) sur la reprise de BLACK " Wonderful life " est la cerise d'un gâteau déjà délicieux mais magnifié par ce feat monstrueux en terme de rendu global. " Puissant, touchant, original "… un parfait résumé du rendu qui vous attend une fois ces écoutes effectuées. Je prends les paris. A découvrir de toute urgence avec tous ses sens en éveil !»

WEBPAGE

[CHRONIQUE] > Metalnews Posted : 18/12/2019

«Avec Ghost, on sentait que les avignonnais de SCARLEAN avaient le potentiel pour devenir un grand de la scène Modern Metal européenne. Tous les ingrédients étaient là, la graine était plantée, mais nous attendions qu’elle pousse pour pouvoir l’admirer en pleine floraison. La maturation aura donc pris trois ans, mais la fleur est enfin éclose, grande, belle, aux ramifications denses et aux racines fermement plantées dans le sol de la diversité. Car les SCARLEAN sont de cette espèce de plantes sauvages qui se nourrissent de tout ce qui les entourent pour devenir plus fortes et plus résistantes, mais aussi plus précieuses, comme ces hybridations entre deux roses pour en donner une troisième magnifique. Et en tant que deuxième longue-durée d’une jeune carrière née en 2014, Soulmates est impressionnant de maturité et d’éclectisme. S’il est toujours difficile de jauger la bête, qui prend un malin plaisir à louvoyer entre les tendances, il serait profondément injuste de taxer le quintet d’une étiquette un peu trop généraliste, ce que plusieurs sites font pourtant en les affiliant au créneau du Metal progressif. Certes, la musique du groupe est évolutive, technique et ouverte, mais je préfère y voir une sorte de Metal moderne très personnel, qui n’hésite pas à utiliser les codes de son époque tout en rendant hommage à ceux du passé. Et avec un line-up renouvelé, une collaboration fameuse et une reprise « de risque » assez culottée, ce second chapitre de la saga échappe à toute mode, très intelligemment, pour affirmer ses positions sur un terrain mouvant. Evacuons d’emblée les notions de CV qui risquent d’encombrer cette critique et d’occulter le talent des musiciens. Précisions immédiatement que le groupe a accueilli à la batterie le grand percussionniste Eric Lebailly (ADAGIO, Louis BERTIGNAC, Stuart HAMM), venu apporter un soutien de poids à l’excellent bassiste Olivier Jacquet, et qu’il s’est offert un featuring fameux pour une appropriation ne l’étant pas moins. C’est ainsi que nous avons le plaisir de retrouver la divine voix d’Anneke van Giersbergen, très en verve de collaborations depuis son départ de THE GATHERING, venue ici prêter main forte au quintet sur une relecture de la nostalgique « Wonderful Life » de Black.

Certes, cette reprise n’est pas inintéressante, et apporte un cachet encore plus spécial à l’album, mais aussi agréable soit-elle, elle n’est qu’une petite cerise sur un gâteau déjà voluptueux, moussu et copieux, et non un glaçage riche qui détourne l’attention de la génoise. Le plus gros de cette réalisation sont évidemment les compositions personnelles du groupe, qui défriche encore plus de terrain, et se pose en nouveau chantre d’un Metal contemporain très à l’aise.

« Aucune limite. Nous faisons de la musique comme elle nous vient, et les étiquettes ne nous intéressent pas. »

C’est Alexandre Soles l’auteur de cette assertion, et loin de faire preuve de morgue excessive, le chanteur assume honnêtement l’ouverture pratiquée sur Soulmates. Retrouvant leur mascotte sur la superbe pochette, incarnant la noirceur, que le groupe oppose à cette fillette d’innocence et de lumière, SCARLEAN se fraie un chemin constant entre les ténèbres et les étoiles, articulant sa musique comme une mécanique de sentiments. On sent cette dualité dès le morceau d’ouverture « Next to the Maker », qui bien que faisant partie d’une logique plus classique et presque Alternative Pop n’en représente pas moins un prologue tout à fait pertinent. Les guitares sont bien présentes, mais n’empiètent pas sur les mélodies, et la rythmique, alors encore en rodage assure le minimum avant de frapper un grand coup. Certes, on sent en filigrane les évidentes influences du combo, de cette base Néo Metal héritée de la gravité de KORN jusqu’à ces arabesques techniques dignes de PERIPHERY, mais le rendu est assurément personnel, et immédiatement prenant. Et cette emprise ne se relâchera pas tout au long de l’album.

Elle se resserre même à l’occasion de « Haters », qui une fois encore rappelle le KORN de ces dix dernières années, avec ce riff simplissime et gravement redondant, mais les arrangements spatiaux en arrière-plan, ces intonations fragiles sur la voix, ces percussions fines et éparses, permettent de s’éloigner d’un schéma un peu trop établi, pour épouser la cause nineties avec phrasé Rap et transitions coulées. On constate que le groupe a fait des progrès considérables, en confrontant son art à celui de valeurs sûres, pour apprendre et se tirer vers le haut. Entre des partitions de batterie écrites à la plume, des interventions de basse pertinentes et claquantes, et des guitares qui servent le propos et non l’inverse, l’équilibre est parfait, et la singularité de mise. Non que le groupe cherche à être original à tout prix, mais sa nature versatile lui permet d’être allusif tout en atteignant une profondeur de ton qu’on constate dès « Wasting my Time » qui ne perd pas le nôtre. Les idées sont claires, le propos maîtrisé, et les ambiances contrastées, toujours entre émotion et réalisme cru, ce qui permet aux moments d’émotion d’être parfaitement à leur place dans le contexte, via « Perfect Demon », à la sensibilité Post-Grunge, mais au réalisme harmonique amer et en directe lignée des ALICE IN CHAINS. Vite surnommé le A PERFECT CIRCLE français, SCARLEAN préfère ici se détacher de cette encombrante comparaison pour jouer l’individualisme, même si certaines de ses influences avouées sont plus criantes que jamais. On pense évidemment à une version moins élitiste de TOOL, pour la finesse d’interprétation et les prouesses individuelles tangibles, mais l’efficacité reste le moteur principal du travail du groupe, qui n’hésite jamais à moduler la violence ambiante d’une touche légèrement éthérée (« Treat me Bad »).

L’écueil principal de ce genre de réalisation reste la redondance, la répétition maladroite sous couvert de persuasion forcée. Mais le quintet d’Avignon l’évite avec brio, préférant parfois la fausse simplicité d’un Alternatif progressif (« You’ll Never Know »), ou la souplesse d’un Rock en faux-fuyant, élastique et légèrement mystique (« A Lie to Remember »). Peu de paraphrase donc, encore moins de scories, Soulmates est un album qui prend son temps pour s’insinuer dans votre organisme, teintant votre mémoire d’harmonies modernes et décomplexées (« Ego »), et de Post Pop efficace et catchy (« The Smell of the Blood »). Il serait donc de mauvais ton de se souvenir de ce disque pour sa participation fameuse et son duo improbable. Car comme je le disais, aussi sympathique soit la reprise proposée, elle n’est qu’un cadeau offert par le groupe à ses fans, un petit plaisir passager, pour un ensemble qui s’en serait très bien passé. Et aujourd’hui, SCARLEAN a de faux airs d’orchidée géante, poussant sur une terre fertile, et qui risque fort de prendre encore plus d’ampleur à l’avenir, nous enivrant de son parfum sauvage. Une photosynthèse hors norme pour un groupe ne l’étant pas moins.»

WEBPAGE

[CHRONIQUE] > Seigneurs du Métal - 8/10 Posted : 16/12/2019

«Tiens me voilà en présence d'un jeune groupe Français (et du sud en plus) que je découvre avec leur deuxième opus. Une bonne chose pour cette fin d’année.

A noter l'arrivée d'un bassiste et d'un batteur entre les deux opus, ce qui donnera plus de profondeur à leur section rythmique !!

Un gros riff moderne arrive pour lancer « Next To The Maker » qui débute plutôt bien. Perso je suis ravi de retrouver Alexandre au chant, ex chanteur d'Aquilon (ah Aquilon qu'est ce que c'était bon!!) et Michel Canavaggia à la guitare (un gars de chez moi que je suis depuis 20 ans et Océan !!). Musicalement le groupe mélange plusieurs influences mais se trouve bien dans l'air du temps. Un très bon début qui ne demande qu'à être confirmé. Et voilà « Haters » encore plus lourde et sombre qui nous fait dire que nos amis ne sont pas là pour apporter joie et bonheur. Le son de cet opus est bien bon, un brin brut pour être encore plus marquant. Je me régale de retrouver cette voix si envoûtante et mélancolique qui n'a rien perdu de sa superbe voir même a gagné en intensité.

« Wasting My Time » et son début calme cache en réalité du lourd plutôt groovy qui se rapprocherait d'un Korn dépressif. Heureusement le refrain plus aérien et une vraie réussite qui apporte un peu de lumière dans cette obscurité. Un peu la même ambiance ouvre « Perfect Demon » qui là encore ne sent pas la joie de vivre et en ce temps hivernal est parfait. Un épais nuage sombre et mélancolique envahit votre univers avant un refrain d'une profonde tristesse porté par cette voix si habitée. Une pure réussite qui prend aux tripes !!

Petite surprise avec la reprise du « Wonderful Life » de Black avec en invité la délicieuse Anneke Van Giersbergen qui apporte une douceur froide à ce titre qui en devient encore plus désenchanté, qu'à l'origine. Un vrai bonheur qui ne peut laisser indifférent. On revient avec un peu de rythme et la groovy « Treat Me Bad » qui devrait être un bon moment en live.

« You Will Never Know » et son début à cappella nous offre un mid tempo plutôt ambiant qui là encore lorgne vers Korn. Un titre peut être un peu moins intense que le reste. « Our World Will Surely Stop », reste un peu dans le même ton, avec plus de guitare. C'est vrai qu'il manque un peu de rythme à cet opus, un peu de tempo varié rendrait sa musique encore plus intense (à voir pour l'avenir).

Nouveau début calme pour « A Lie To Remember » qui alterne couplets lancinants et refrains d'une lourdeur malsaine. Ça en glace le sang. « Ego » ne va pas vous réchauffer avec son métal rugueux, qui n'est à nouveau que mieux éclairé que par un super refrain porté par un Alexandre au sommet.

On termine avec « The Smell Of The Blood » à qui je trouve un coté pop voir gothique très intéressant. Une fin surprenante mais pleine d'espoir sur l'avenir de ce jeune groupe doué.

Conclusion : et bien quelle belle découverte avant de clôturer 2019 ! Un groupe franchement intéressant qui délivre une musique sombre à souhait mais teintée de moments lumineux. Un grand potentiel qui j'espère va être délivré au plus haut ! Vraiment curieux de voir la suite !»

WEBPAGE

[CHRONIQUE] > Ahasverus - Métaux en tous genres Posted : 14/12/2019

«Amateurs d’un Metal racé, légèrement Prog’, parfois atmo, on ne saurait trop vous recommander le nouveau Scarlean, un groupe qui apporte décidément beaucoup de soin à ses opus. La formation avait réalisé avec “Ghost” un très bel album. Elle enfonce le clou et affine sa signature avec un “Soulmates” puissant, plus dynamique et très abouti. Cerise sur le gâteau, Anneke Van Giersbergen transcende la cover métallisée du standard pop “Wonderful Life”. On ne boudera pas notre plaisir même si on aurait préféré savourer les volutes de la Divinissime sur une composition originale. Un bien bel album, ce Soulmates, un poil supérieur à un aîné qui présentait pourtant déjà de remarquables qualités...»

Ahasverus06

WEBPAGE

[CHRONIQUE] > RdvRock Posted : 14/12/2019

«Autoproduit et composé de 11 titres, « Soulmates » bénéficie d’un packaging de qualité. La photo de couverture illustre très bien le parti pris de cette création : une petite fille à la jolie natte blonde d’un côté et un homme tout en noir, crâne rasé, tête blanche, à l’image d’un Nosferatu de l’autre côté. Les deux personnages sont debout, dos à dos, têtes baissées vers l’avant signifiant l’incommunicabilité, chacun happé dans son questionnement, dans ses pensées. Soulmates signifie âmes-sœurs. Ces deux personnalités sont-elles une seule et même personne, avec toute la complexité qui fait de nous des êtres animés par des pulsions extrêmes, capables du meilleur comme du pire, mus par des états d’âmes contradictoires. C’est bien ce que l’on ressent à l’écoute de cet album, traversé par des sonorités très métal, sombres et parfois mélancoliques.

« A lie to remember » que je qualifierai de complainte est rythmée par la batterie qui est l’élément le plus prégnant à mon sens dans ce titre. Elle est comme un cœur qui palpite sous le flot de l’émotion figuré par la voix et le flux par les guitares. Puis, se produit une accélération (2‘45) suivie d’une plage de ruptures de rythmes (3 ‘27), et de nouveau l’accélération (4’00). Ce morceau frappe en plein cœur et nous submerge.

« Treat me bad » est un titre avec une construction intéressante offrant d'agréables surprises tant par les variations du rythme que par son instrumentation riche : synthé, chœurs, effets de voix, riffs appuyés, et belle énergie des percussions.

« Perfect Demon » est envoutant. Ce titre permet d’apprécier encore plus le talent d’Alex. Suave, d’une grande clarté et justesse, capable d’envolées puissantes, sa voix est un atout indéniable pour Scarlean.

Je tiens à mettre l’accent sur la reprise absolument incroyable de “Wonderful Life” du regretté Black. Le duo avec la chanteuse Anneke Van Giersbergen est juste magnifique. La voix d’Anneke est tout simplement superbe, dotée d’un timbre tout en finesse, aérien et ensorcelant. Les voix des deux artistes s’harmonisent bien sur une mélodie tonique et enlevée. Le groupe s’est approprié la chanson de main de maître. Le charme opère !

Avec « Ego » les sonorités se font plus pesantes, furieuses, exprimant la rage. La voix est plus hargneuse.

Instrumentalement, c’est un album très abouti, même s’il s’agit seulement du deuxième opus du groupe (ou troisième si on prend en compte l’EP « Scarlean » qu’il avait sorti avant « Ghost »). Indéniablement, je recommande « Soulmates ». Les mélodies sont vraiment inspirées et elles touchent tant elles sont chargées émotionnellement. Alors si vous voulez être touché(e)s à votre tour, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Nathalie Bellesso
WEBPAGE

[CHRONIQUE] > ROCK HARD - 8/10 Posted : 11/12/2019

« Auteur en 2016, d’un premier album absolument remarquable (ghost), Scarlean nous revient à la tête de Soulmates, un second effort qui développe lui aussi de belles qualités, quand bien même la formule du combo marseillais a quelque peu évolué en trois ans. Ghost était en effet un monument de froideur, plutôt dépouillé – voire minimaliste – dans son approche. Désenchanté et sombre comme un jour d’automne, l’album évoquait parfois la mélancolie d’un Katatonia en mode intimiste. La beauté de la tristesse, en somme. Depuis, le line-up de Scarlean s’est enrichie d’un batteur (Fabien) et d’un bassiste (Olivier), et la donne a changé. L’apport de ces musiciens rompt en effet avec la rigidité des batteries programmées et de la basse qui suivait jadis scrupuleusement les mélodies de guitare. Or, bien évidemment, dès que ça groove un tant soit peu, l’atmosphère générale se réchauffe. Pas de quoi sortir les chemises hawaïennes non plus, mais la section rythmique 100% organique qui opère ici ne se prive pas pour jouer aux avant-postes (notamment Olivier qui semble être féru de slap). Conséquence directe : C’est davantage du côté des titres les sombres de Korn que nous emmène le combo, principalement sur certains couplets (« Haters », « Wasting my time »). Mais s’il est une qualité majeure qui n’a pas bougé depuis trois ans, c’est bien l’incroyable science des refrains que possède Alex (chant). Le régal est toujours au rendez-vous, notamment graâce à cette façon très personnelle de doubler les lignes de chant qui tourne en véritable marque de fabrique, tout comme peut l’être le tandem de vois chez Alice in Chains. Sans nous étendre sur un titre en particulier, nous ne pouvons décemment pas contourner une petite remarque concernant la reprise très personnelle et non moins réussie du « Wonderful Life » de Black sur laquelle officie la belle et talentueuse Anneke Van Giersbergen. Loin des poncifs, cette cover fait à la fois honneur à ses interprètes et arrangeurs, tout comme la sublime version originale. Une réussite d’autant plus épatante qu’elle s’intègre parfaitement aux compos du groupe. Tout comme son prédécesseur avant lui, Soulmates témoigne de l’atout indiscutable des Sudistes : bien qu’étant plutôt accessible au « grand public », Scarlean ne sacrifie jamais à la facilité la profondeur de son écriture. De quoi fédérer une audience des plus larges. Ce ne serait que justice. »

Charlelie Arnaud

[CHRONIQUE] > METALLIAN - 6/6 Posted : 11/12/2019

«D’emblée, Soulmates s’affirme comme bien plus massif que Ghost. Comme l’annonce le riff ‘groovy’ et sautillant de ‘Next to the Maker’, ce nouvel album ne refuse nullement le sous-accordage ! Cette face ‘lourde’ étant rapidement complétée et contrastée par la palette vocale d’Alexandre SOLES dont nous ne pouvons que reconnaitre l’agrandissement depuis Ghost. Alternatif autant dans ses variations que ses atmosphères, Soulmates n’est pas à une surpise près (« Our world will surely stop », « ego »). Des titres tels que « Treat me bad » ou « Wasting my time” allant chatouiller le coté ‘néo’ du tympan tandis que des refrains sur le fil du rasoir à la « Haters » replongent dans les heures de gloire du mouvement alternatif des années 2000. Et que dire du réarrangement de « Wonderful life » en compagnie d’Anneke Van Giersbergen (The Gathering, Vuur, etc.). »

Romain Richez

[CHRONIQUE] > Soil Chronicles - 10/10 Posted : 04/12/2019

«Formé du côté de Valence en 2014, Scarlean sort un premier album, Ghost, en 2016 et auto produit. Mystyk prod signe ensuite le groupe et ce premier album se voit réédité en mai 2019. Cette fin novembre et toujours chez Mystyk prod, sort leur deuxième album, Soulmates.

Si Ghost était un album qui paraissait déjà abouti, il fait du coup pale figure à côté de Soulmates. Je n’ai pas dit que le premier est fade, je dis juste que ce dernier est bien au-delà, à des niveaux bien supérieurs. L’écriture s’est enrichi depuis 2016, heureusement me diras-tu, mais là, on est quand même sur un autre registre que je qualifierais de pro où tout est magistralement maîtrisé. Geo et Michel s’éclatent et nous envoient des riffs énergiques acérés et incisifs qui prennent à contre-pieds des mélodies tantôt mélancoliques, tantôt hypnotisantes. Les soli sont d’une très bonne technicité, haut en couleur mais dans la non démonstration. La basse est bien présente, percutante quand il le faut, elle prend parfois le dessus mais sans effacer les autres instruments. Les arrangements au synthé donnent de la profondeur à certains titres ou rendent les autres très aériens mais jouent surtout avec nos émotions, domaine dans lequel excelle Scarlean.

Tout comme la musique, la voix d’Alexandre a nettement gagné en maturité, jouant sur un spectre de fou et capable, lui aussi, de nous balader au travers d’émotions très variées. Mention spéciale à « Wonderful Life » dans lequel apparaît Anneke Van Giersbergen, chanteuse du groupe de rock alternatif Agua de Annique mais surtout connu pour avoir prêté sa voix dans Ayreon ou encore pour The Gathering durant treize années. Le résultat est plus que bluffant tant pour les voix de nos deux artistes, qui se marient harmonieusement, que pour l’arrangement du titre à la sauce Scarlean.

Scarlean avait placé la barre très haut avec Ghost et on ne pouvait imaginer un tel dépassement de limite. Soulmates était l’un des albums attendu pour 2019 et il tient toutes ses promesses, en allant même au-delà.

De nouveau, album coup de cœur.»

Bloodybarbie
WEBPAGE

[CHRONIQUE] > Metaldream Posted : 24/10/2016

«Commençons par un "Prelude" très discret et plutôt sympa qui lance sur quelque chose que l’on n’attend pas. Passons à la première musique "Am I this one" une rythmique très simple qui reste plutôt efficace pour mes petites z’oreilles de lutin, je pense que les 5 minutes de cette magnifique chanson sont trop rapide à mon goût j’aurais préféré peut être plus long, avec un prelude qui annonce la forme mais ceci n’est que mon avis personnel sur la chose.

Passons "A Need No Refrain", qui se lance plutôt rapidement histoire de nous botter le cul, pour passer sur une rythmique plus lente ensuite, on entend bien la guitare lead derrière qui transporte, ainsi que la rythmique qui balance de bons « palm mute », pour passer après sur des bons accords plaqués. Après un instant calme, le chant relance le tout et putain, ça me plait.

Passons à ma petite préférée "Between The Line", celle-ci, dès le début, elle m’a frappé violemment, une guitare et une batterie qui se mélangent terriblement bien et qui nous donne cette enfant magnifique qu’est la voix juste derrière, viens ensuite la basse qui nous donne des petits coups joyeusement bien placés ( si possible à écouter avec de bonnes enceintes : CQFD). Vient ensuite une partie qui reste très ballade avec un guitare très douce, qui nous donne le bon côté rock de SCARLEAN, et qui va nous lancer sur une voix guttural qui nous donne le côté Metal qui me fait joyeusement headbanger ( <= oui c’est un nouveau verbe et je te merde )

"Miracle Lovers" : là on part sur du Metal des familles, direct avec une gratte qui et tellement saturée que même le voisin il headbang, ouais ouais le voisin avec ses 90 balais et sont déambulateur, alors celle-là, malgré mes écoutes à répétition, ben j’arrive pas à pas l’aimer non plus, cette musique et un mélange chirurgical entre le Metal et le rock, et pas beaucoup de groupe arrive à placer ce style très particulier qui mélange les rythmes et les saveurs, ce que j’aime sur cette musique c’est le bridge à 02 : 03min exactement qui m’a transporté très loin.

Pour la suite je m’arrêterais sur "Under A Boring Rain" qui me fait plaisir après "Get Away From Me", que je n’ai pas réussi à écouter jusqu’au bout tant la ressemblance avec certains titres précédents. Donc "Under Boring Rain", musique qui commence sur les starting block avec une bonne guitare, une batterie calée à la limite de la perfection, ce qui me plait c’est le rythme qui descend juste après l’intro assez rapide pour exploser direct après le refrain et surtout, surtout un bridge à la Korn bien joué les gars fallait le placer

Je passerais "Lifetime" qui, je pense, à mon propre avis, ne va pas du tout avec l’identité du groupe, sur ce coup-là les gars je suis quand même assez déçu. Mais ce n’est pas grave je vous pardonne.

"It Makes Me Mad", va me refoutre le moral après "Lifetime", un petit palm mute qui va bien, qui relance tout le reste batterie basse et guitare à nouveau, je reste quand même déçu de retrouver des « palm mute » plaqués pendant les couplets mais ça reste intéressant pour la rythmique du morceau. Le petit interlude musical reste aussi intéressant car il va relancer la musique.

"Try Like Everyone Tries" avec un début très électro m'a plu particulièrement, un bon rythme une voix qui commence à envoyer sévère dans les refrains, les riffs me font penser à Rammstein à certains moments, et ça me botte encore plus… Rien d’autre à dire sur cette dernière ou bien que j’aimerais vous écouter des musiques comme ça dans votre future.

"Forsaken By Love" est plutôt intéressant, et me fait penser à "Three Day Grace", au niveau de la voix. Il reste toujours ce mélange rock/Metal très intéressant qui m’a beaucoup plus chez SCARLEAN, et je suis bien content d’entendre un solo plutôt sympathique ainsi que de la bonne double pédale qui passe nickel sur ce style de morceau.

Et enfin, pour finir, "Tales For The Fool", qui commence puissamment pour laisser place à une basse toute gentille, pour enfin recommencer sur des « palm mute » mais je repartirais sur le refrain surpuissant au niveau instrumental qui donne naissance à un couplet plutôt calme, suivi d’un bridge gentil pour relancer sur un couplet fournie en double et grosse rythmique guitaristique.

Pour conclure avec SCARLEAN, plus de "Try Like Everyone Tries" et moins de palm mute, sinon le concept reste très intéressant et plutôt sympathique je pense que c’est un groupe à surtout voir en live, pensez à moi quand ça se passera près de paris

Alors prenez le temps d’écouter l’album avec de bonnes enceintes et surtout, kiffez les ils méritent que ça et c’est le pire que je peux leurs souhaiter.

Et n’oubliez pas le Metal et une maladie et je suis vôtre Docteur.

DOCTEUR Metal»

WEBPAGE

[CHRONIQUE] > Total Metal Zone - 19/20 Posted : 24/10/2016

«On se rend vers le sud de la France pour un groupe de Rock Metal du nom de Scarlean afin de les découvrir avec leur album Ghost.

Le groupe a opté pour un prélude, une intro si vous préférez. Mélodie lente voir pesante, le poids se fait sentir plus légèrement avant le début de leur premier titre. Ça commence par un titre plutôt posé, s'orientant vers le Rock. Le titre est bon, avec un chant calme, apaisant. Pour la partie instrumentale, c'est davantage puissant sans être agressif, tout montre que le groupe est excellent dans le domaine du Rock.

Scarlean a aussi une autre facette, celle du Metal, présente sur les parties instrumentales principalement. Jouant avec davantage de cette puissance qui nous fait bouger la tête. Le groupe va et vient à travers ses deux styles offrant des titres doux voir totalement posés puis des titres plus puissants sans être violents comme Tales For The Fool. Le groupe pour moi, ressemble au genre d'un groupe que j'écoute de temps en temps : Three Days Grace. La seule différence est que Scarlean arrive à me tenir tout le long de l’ensemble des titres de cet album. L'univers du groupe est vraiment riche, de même pour l’ambiance générée. L'intégralité de l'album montre les multiples facettes du groupe.

Une heure de son juste énorme, entrainant, et magique. Certains titres sont épiques comme par exemple « Miracle Lovers. » Si tu aimes le mélange Rock Metal, ou bien que tu es fan de Three Days Grace ou des groupes qui y ressemblent, Ghost de Scarlean sera une très bonne découverte pour tes oreilles. Je me demande quand même ce que ça donne en concert, perso.»

WEBPAGE

[CHRONIQUE] > Chromatique.net Posted : 24/10/2016

«Progressive Metal... français ! Ancré dans le rite en ce qui concerne les rythmiques hachées, alors qu'énormément moderne pour le reste. Blindé d'influences impeccablement digérées. Une façon de chanter percutante. Une belle compétence dans les arrangements, quelques sons venus d'autre part et un sacré caractère, en font un leader plus que probable dans le peloton de tête du Prog-Metal hexagonal (pour ne pas dire terrestre) !»

WEBPAGE

[CHRONIQUE] > Vacarm.net Posted : 24/10/2016

« Aaaah, le metal alternatif. Un genre qui a une identité très forte bien que sa dénomination le place très souvent et malproprement comme une espèce de fourre-tout, pire encore confusé avec le nu-metal ou le post-grunge puisqu’ils ont tous pris leurs racines dans les années 90. Le metal alternatif, en fait c’est quoi ? C’est un des fistons du heavy, déjà. Mais c’est aussi du rock, mais pas n’importe quel rock non, le rock alternatif. Des fanas de zik, j’en connais, mais j’ai jamais croisé un metaleux ou un rockeur s’identifier de prime abord comme un mec qui écoute ça. « Moi j’écoute du death », « moi j’suis un thrasheux », « moi un coreux », « moi un punk » (au cachot !), etc. Mais personne ne dit « j’écoute du alt », ou « je suis un alteux », j’imagine pas bien quel adjectif peut en découler en fait. Pourtant, tout le monde en écoute, et tout le monde l’aime. Le metal alternatif va en fait, grossièrement fusionner le côté expérimental, les signatures sonores non conventionnelles et la mélodie du rock alternatif et lui coller quelques riffs bien heavy, avec un chant parfois bonhomme et un peu enraillé mais certainement lyrique. D’ailleurs, plus le temps passe, et plus la confusion entre le rock et le metal alternatif se fait. Impossible de réellement trancher entre les deux. C’est juste que par observation, le public metaleux semble être plus présent numériquement sur les audimats de ce genre.

Alors pourquoi tout ce blabla ? Pourquoi il critique le punk ? Parce que j’avais le temps, et pour la gratuité. Maintenant on va parler de Scarlean. Inconnu au bataillon ? Cela s’explique certainement par le fait que le quintet vient tout juste de sortir son premier album, intitulé Ghost. En attaquant frontalement comme ça, sans single, sans EP pour nous préchauffer, on espère que le groupe en a dans le slip. Et bien franchement, oui ! Mais pas que, dans le melon aussi. Déjà, l’album suit une trame exemplaire (oui) en matière d’explorations musicales et d’ambiances, à en faire pâlir quelques-uns parmi les plus grands. Il n’y a qu’à écouter ne serait-ce que les trois premiers titres pour se rendre compte de la richesse des mélodies, du ton donné à l’album et de son ambition. Explorer le rock et le metal d’une autre époque sous un regard complètement neuf n’est pas à la portée de tout le monde. Complètement auto-produit (et on salue humblement le travail au passage), le rendu ne triche pas et transpire la spontanéité et la maîtrise. Si tout est coulant, que les riffs sont bons en plus d’être vraiment plaisants, le seul petit reproche que l’on pourrait adjoindre à Ghost, c’est une production un poil de cul trop lisse sur certains passages qui manque de sublimer l’étendue des contrastes et la profondeur de l’album. Mais là, sérieux on chipote à mort. Le chant d’Alex alterne entre puissance et lyrisme sur un flow riche et bien fourni, alors que les coups raffinés et affûtés de Sylvain amènent les guitares de Géo et Arnaud à se surpasser sans jamais se donner dans de lourdes démonstrations. Il n’y a en fait, aucune surcharge, rien qui dépasse, et de la richesse à se dire qu’ils auraient pu ne prendre que la moitié des idées injectées dans Ghost pour en faire un second album plus tard, que ça serait quand même de la très bonne cam. On regrette juste, pour en revenir au seul défaut que j’ai pu relever, au retrait de la basse de Jay au niveau de la prod. Pourtant, son jeu n’a rien à envier à celui de ses potes.

Bref, un très bon album, que dis-je, un putain d’excellent album qui est une machine à tubes sans le savoir (je pense notamment à « Get Away From Me » ou « Lifetime » pour ne pas faire le fan qui ne sait pas quoi choisir). D’ailleurs, un fan, vous en avez gagné un! Premier album, certes, mais à aucun moment il n’y a une quelconque trace d’amateurisme du début jusqu’à la fin. Ghost est un album qui permettra, on l’espère très fortement, à Scarlean de se hisser très haut sur la scène française et au-delà, parce qu’avec un premier album aussi parfait, on ne peut qu’imaginer que le futur sera bon.»

WEBPAGE

[CHRONIQUE] > Spirit of Metal - 17/20 Posted : 23/10/2016

"Une musique claire et puissante, obscure et poignante.

Après un premier EP (démo de sept titres) sorti en 2013, nos jeunes Français de Scarlean reviennent avec « Ghost » en ce début d'année 2016. Pour ce premier album fort de treize titres, seuls les membres fondateurs, Alex (chant) et Geo (guitare) restent pour former le cœur du groupe, autour duquel viennent s'attacher Arnaud (guitare) et Sylvain (batterie). Mais aussi Jay (Basse), avec qui ils créent un studio d'enregistrement pour faciliter la production de leur musique aux inspirations très diversifiées.

« Prélude » est l'entrée dans ce monde empli de brumes noires et d'ombres blanches. Les notes d'un instrument qui plane entre violon et violoncelle entament le voyage, rythmées par un tambour et des percussions sur une nappe synthétique. Mais voilà déjà que le doux sifflement d'une guitare annonce, dans une continuité parfaite, la première rythmique de « Am I This One ». L'attaque du feu caché par les volutes de fumée va vous prendre à la gorge sans détour. Ce titre nous annonce que Scarlean a trouvé, dans ce méandre, son style, et leur schéma narratif reprit sur plusieurs titres : une guitare puissante qui attaque d'entrée de jeu, puis à l'arrivée du chant, le calme s'installe, et la tempête reprend de plus belle sur une mer déchaînée. « Between The Line » est également caractéristique de cette musique et démontre que les textes et les nuances ont une grande importance dans ce monde où les variations vous jouent des surprises inattendues.

Des titres aux fortes influences de Korn dans le son et dans le flow du chant, jusqu'au micro orné de Metal aux pointes rutilantes. La voix plaignante et prégnante d'Alex imprime le désespoir dans les lyrics et la désillusion dans les paroles. Mais, quand il pousse plus loin vers les limites du growl, comme sur « Under a Boring Rain », le sombre plaisir est significatif. S'il ajoute cet effet strident récurrent, le malaise est bien là, dans cet univers où le noir du Ghost et le blanc des fumées ténébreuses s'agitent. Mais le fantôme d'une existence perdue, soutenue par une imagerie à l'esthétisme dérangeant, c'est dans le titre phare et dans son clip que vous le trouverez. « Miracle Lovers » et son refrain imparable vous fera plonger des ces limbes qui séparent le gris d'une vie brisée et les mirages d'un trépas aux ombres dessinées sur ce mur de sons brouillés. « Get Away From Me » emprisonnera également votre discernement avec un air qui mettra à mal votre santé mentale.

On a bien là affaire à du Metal dans toute sa froideur et sa splendeur à la fois. A aucun moment la guitare est criarde. Au contraire, cette résonance très grave est dans les sillons des groupes actuels qui avance sur des fonds de sonorités modernes. Le son va vous enfoncer au plus profond de l'âme son empreinte chimérique. Mais attention, il ne s'agit pas de vous écraser avec quelque chose de lourd, mais plutôt de trouver le bon ton qui, au fil des titres, va permettre aux paroles de faire leur chemin dans les méandres brumeux de votre esprit. « Tales for the Fool » est de ces titres qui attaquent avec des guitares tournoyantes et puissantes, une section rythmique basse-batterie qui forment un tissu progressif, prenant et appuyant le chant clair obscur. Cette fois, les variations de tons font corps avec la voix qui passe par différents états ; chantée et très aérienne, puis les effets prennent le dessus pour donner ce quelque chose d'étrange, et repartir vers le flot agité du début. La tension de l'histoire est ici réellement portée à son paroxysme. Le groupe n'hésitera pas à utiliser des samples lourds et sombres comme sur « Try Like Everyone Tries » qui auront pour effet de faire ressortir la guitare aigüe de Geo dans un ensemble de notes captivantes.

Pour finir cette incursion, nous suivrons le chemin du cercle, qui coupe ce triangle au cœur géométrique et piquant, tournant comme un moment de désespoir incessant. « Lifetime » vous amènera à la source de la mélancolie. Tout en douceur, sans que vous ne sachiez pourquoi, l'émotion montera. C'est comme une sorte de malaise ou peut-être une prise de conscience de la noirceur de votre vie, de l'aube de votre mort. Dans ce titre, pas de grosse guitare, point de rage, mais un texte et des arrangements qui vous serrent les entrailles. Si vous êtes curieux de comprendre pourquoi ce titre bouscule vos sentiments, les paroles seront peut-être le chemin de votre salut. Le dernier titre, reprise acoustique de « Get Away From Me », moins ancré dans la sensibilité, fera également son effet. La batterie remplacée ici par des percussions permettent de souligner le travail d'orfèvrerie du batteur tout au long de l'album. En live, sa technique le place véritablement au centre du spectacle. Sans aller jusqu'au chef d'orchestre, son professionnalisme en fait cette colonne d'onyx qui guide la fumée blanche dans les limbes du son orageux de Scarlean.

La production, que l'on pourrait trouver un peu lisse aux premières écoutes, s'avère vraiment excellente. Les différentes nappes rendent l'oeuvre accessible à toutes les oreilles. Le rendu des guitares qui plaquent leurs riffs et leurs accords, la batterie qui vous guide exactement là où elle veut vous amener, et le chant qui, à chaque moment, est un peu plus clair ou bien plus foncé. Certains diront que c'est légèrement en-dessous de ce qui aurait pu être une vague frontale destructrice. Mais un sentiment profond nous laisserait penser que la volonté de s'insinuer plus que de choquer est le but recherché. Par contre, ne vous méprenez pas pour autant. L'intensité des instruments à cordes avancée en live renverse largement la balance en alignant une force qui pénétrera au plus profond de vos tripes. Un univers tout en noir et blanc à l'image de textes profonds. Une musique claire et puissante, obscure et poignante

LostPhoenix."

WEBPAGE

[CHRONIQUE] > French Metal - 18/20 Posted : 11/02/2016

"Après un court prélude d'ambiance, Scarlean nous conduit dans son univers sombre mais doux, puissant mais rythmé, brut mais harmonique. Le coup de main précis du batteur Sylvain et le chant mélodieux d'Alex du premier titre "Am I This One" vous feront découvrir une véritable cohésion chez le groupe. Ils semblent savoir ce qu'ils veulent. Des passages très mélodieux viennent même surprendre nos oreilles dans la deuxième partie de ce morceau qui vous donnera envie d'écouter la suite.

En parlant de suite, "Need No Refrain" et "Between The Line" se placent dans la même optique que "Am I This One", le groupe a trouvé son style, c'est certain. Scarlean ne ressemble à aucun autre groupe tout en piochant des influences un peu partout. Un rock alternatif avec une touche progressive semble s'imposer.

"Miracle Lovers" marque une cassure dans l'album avec un son et une construction plus classiques le temps de trois morceaux, permettant ainsi à tout les instruments de se poser dans un registre simple et à la voix d'Alex de marquer son territoire dans notre tête (après quelques écoutes, elle ne vous quittera plus).

"Lifetime" marque une étape quasiment obligatoire dans les albums de rock : celle de la ballade. Ce titre très mélodieux se termine sans chant, seulement un passage instrumental calme qui semble raconter -comme son nom l'indique- le temps d'une vie... On retrouve ensuite le style du début d'album avec "It Makes Me Mad" avant de tomber sur une surprenante power ballad "Try Like Everyone Tries" avec une ambiance électronique horrifique et assez lourde, un mélange de douceur et de noirceur. Le calme continue avec "Forsaken By Love" qui monte tout de même en puissance au fur et à mesure du morceau.

L'album ne pouvant pas se terminer sans un rappel aux titres accrocheurs du début, Scarlean nous présente donc "Tales For The Fool", un morceau qui clôture parfaitement l'album avec l'audace de placer quelques screams.

N'oublions pas la classique version accoustique d'une des chansons de l'album, ici c'est "Get Away From Me" qui a été choisie. Le choix n'est pas mauvais, cela donne un bon morceau."

WEBPAGE

[CHRONIQUE] > Merchants of Air Posted : 11/02/2016

"Ever since I started this website, I've been seeing France as one of the strangest countries for rock and metal music. French bands seem to have something unique, something mysterious perhaps. At first, I thought it was the fact that French vocalists like to sing a lot, way more than other bands but there is more, something I can't grab. Their approach to metal is also quite different it seems.

Scarlean certainly belongs in the list of strange but great French bands. The band started in Avignon in 2012 and have been working on this album ever since. What sets them apart is the fact that they have found a niche between rock and metal. In a way, this is Dream Theater for rock fans and Radiohead for metalheads. Yet, above all, this is an immersive piece of progressive rock which never gets obtrusive.

When I first looked at the cover and some of the band pictures, I was expecting something completely different. I was expecting either something industrial or something blackened. Yet, to my surprise I got something between Tool, Deftones, Korn and Pink Floyd. Yeah, I know, I didn't know that there was such a thing either. Perhaps not as in-your-face as Korn and still far away from the epic genius of Pink Floyd but nonetheless very interesting.

That 'still far away from the epic genius of Pink Floyd' sentence isn't criticism by the way. Only Pink Floyd comes close to Pink Floyd but I certainly see some similarities. The progressive nature of the music, for example, or the emotional approach to vocals. I also really dig the steady slow but dynamic tempo, something Pink Floyd were masters in, just like Scarlean so it seems.

Another highly surprising aspect is the odd combination between progressive rock and nu-metal. Both used to be completely different genres but I can almost hear Jonathan Davis' (Korn) vocals on Tool's music, or Deftones and Opeth together. In that aspect, it's hard to name a favorite song on this album, and I'm not going to. Why? Because this whole album is one massive story and an excellent trip which comes highly recommended if you're into progressive music. It's a simple as that actually...

Serge"

WEBPAGE

[CHRONIQUE] > NEOPROG - 4.5/5 Posted : 08/02/2016

"Nous avions découvert les avignonnais en 2013 avec leur EP éponyme. Un groupe de métal progressif aux influences variées qui ne nous avait pas totalement convaincu à l’époque. Ils reviennent cette année avec leur premier album Ghost sorti en numérique le 15 janvier. Depuis, la formation d’origine a bien changé avec l’arrivée d’un nouveau guitariste, bassiste et batteur.

Un des reproches que je faisais en 2013, concernait le chant d’Alexandre. Manifestement, il a travaillé depuis, car dans Ghost, la ligne vocale est magnifique. La musique, qui pêchait par quelques temps morts, elle aussi a gagné en maturité et c’est avec un grand plaisir que j’ai découvert leur nouveau bébé.

Treize titres entre métal progressif et rock alternatif composent Ghost. L’ombre de Tool plane toujours sur leurs morceaux (‘Forsaken by love’) mais le groupe a pris son envol et bien assis son style. Des pièces relativement courtes, de quatre à six minutes si on oublie le ‘Prelude’ instrumental. Une écriture qui va à l’essentiel, couplets/refrains sans introductions trop alambiquées ou de section instrumentale démonstrative. Une démarche artistique qui s’éloigne du progressif pour se rapprocher de l’alternatif.

Qui donc hante ce concept album lissé où le métal est sous contrôle ? Au cour de l’heure passée avec ce fantôme, pas de surenchère sonore, le juste dosage pour faire mouche à chaque fois. Des refrains terriblement accrocheurs (‘Miracle Lovers’), de belles modulations vocales et des variations rythmiques en pagaille. Aux qualités vocales il faut ajouter la basse très présente cadrée par une batterie qui n’occupe pas tout l’espace, très loin de la double pédale parkinsonienne de certains groupes de métal. Vous entendrez toutefois un peu de growl, juste là où il faut (‘Under a boring rain’), apportant du contraste au bon moment sans vous noyer dedans. L’électro trip hop n’est pas loin non plus avec ‘Lifetime’ où quelques claviers s’invitent de manière plus évidente. ‘Try like every ones tries’ est le titre le plus surprenant de l’album, des couplets qui jouent un métal dubstep alors que le refrain n’est pas si loin loin du métal FM et que la lead guitare livre un de ses soli les plus intéressant. Parlons d’elles justement puisqu’elles sont deux, l’une hargneuse en phase avec la basse, presque djent, l’autre plus claire mais pas miaulante, souvent post rock. Dominées par la rythmique et le chant, elles ne constituent par forcément l’ossature de la musique. En bonus le groupe nous offre pour finir une délicieuse reprise acoustique du sixième titre, ‘Get away from me’, une douceur qui ne se refuse pas. Scarlean semble avoir tiré les leçons de leur premier EP, s’entourant de bons musiciens et producteurs. Ghost est la récompense de ce travail, un magnifique album qui va éclipser des sorties nettement plus médiatisées. Bravo !"

WEBPAGE

[CHRONIQUE] > ONYX METAL - 15/20 Posted : 01/02/2016

"Nous avons visiblement affaire à un bon groupe de rock. La voix d´Alex est excellente et SCARLEAN a l'avantage de posséder cette chance inouïe d'un vocal bien spécifique. Pour la partie composition, les songs sortent également de la platitude de certains groupes. Avec une rythmique orientée metal avec ses bons intros et riffs de guitare, les mélodies sont bien posées. Cela donne un ensemble bien ficelé et agréable d'écoute. Un bon travail d'ensemble qui mérite un 15/20."

WEBPAGE